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Le stress des étudiants nordistes augmente [ 26.10.11 ]

Près de 40 % des étudiants nordistes isolés se déclarent stressés. Un phénomène en augmentation lié à la précarité, à la peur de l’avenir et aux durées de transport élevés. Les étudiants en colocation ont, eux, une consommation d’alcool de plus en plus élevée.

 

 

Le stress augmente chez les étudiants nordistes. Selon une enquête de l’Union nationale des mutuelles étudian­tes régionales (Usem) et de la Smeno, 39 % des jeu­nes ne vivant pas chez leurs parents ou en colocation se déclarent stressés.

“Avec l’augmentation de la précarité, les étudiants s’inquiètent de plus en plus pour leur avenir. Ils sont par exemple 16 % à devoir renoncer aux soins pour des raisons finan­cières, indique Jean-Phi­lippe Bas, responsable pré­­ven­tion de la mutuel­le étudiante Smeno. Plus ils approchent de la fin de leur cursus, plus le stress augmen­te.†La durée de trajet et l’habitat isolé sont aussi des facteurs aggravants : “43 % des étudiants mettant plus d’une heure pour rejoindre leur lieu d’étude déclarent en souffrir, alors qu’ils ne sont que 34,5 % chez ceux vivant à moins de quinze minutes de leur lieu d’étu­deâ€, ajoute Jean-Philippe Bas.

Si le stress est mieux géré en colocation (34 % se déclarent stressés), il est également propice à une plus forte consommation d’alcool (31,7 % des étudiants vivant en colocation ont un profil de buveur excessif, contre 17,2 % des étudiants vivant chez leurs parents), mais aussi de drogues. Reste que, de manière générale, les étudiants nordistes en consomment moins qu’au niveau national, à cause notamment du manque d’argent. Mais la consommation de poppers augmente beau­coup : “Ils sont 7 % à déclarer en consommer, contre 2 % en 2007, relève Jean-Philippe Bas. C’est un vrai problème de santé publique.â€

Source: www.metrofrance.com

 

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